Nous étions à Devoxx France 2016

Devoxx France 2016 s’est déroulée du 20 au 22 avril 2016 au Palais des Congrès de Paris. 5 techniques de SII Rennes étaient présents : Nicolas ROUSSEL, Valentin GOT et Aurélien BAUDET côté développement et Thomas MAINGUY et Nicolas BOURON côté infrastructure. Eymeric VIEUILLE était le représentant de SII IDF.

Devoxx France

Devoxx France c’est une conférence de 3 jours qui réunit environ 2 500 développeurs passionnés, plus de 200 orateurs pour environ 250 conférences.

Les thèmes de cette Devoxx 2016 étaient :

  • JavaJava, JVM, Javas SE/EE
  • Mobile et Internet of Things
  • Web, HTML5 et UX
  • Architecture, Performance & Sécurité
  • DevOps, Agilité, Méthodologie & Tests
  • Cloud et Scaling
  • BigData et Analytics
  • Future, Robotique
  • Langages alternatifs

Planning de la journée

Un petit point rapide sur le planning, juste histoire de dire qu’on s’est levé à 4h30 du matin et que c’est dur !

6h05 : Train direction Paris et quelques heures de repos avant une journée bien remplie.

8h17 (je vous fais cadeau des secondes) : Arrivée à Paris, s’en suit une trentaine de minutes de métro pour rejoindre le Palais de Congrès.

9h00 : A peine arrivé sur place, on nous remet les badges et direction l’amphi bleu pour 4 keynotes de 20 minutes.

10h45 : Coffee break, le remontant tant attendu !

11h : Début des conférences, qui sont détaillées dans la suite de cet article.

12h : Pause déjeuner, c’est l’occasion d’aller faire un brin de causette avec Pepper, de manger une brochette de fruit à la fontaine de chocolat, de tester un hoverboard ou encore de faire un peu de jet ski.



Pepper, le robot humanoïde d’Alderbaran


Fontaine de chocolat !!!


Tests d’hoverboards à volonté


Une petite course en jet ski ?


Sans oublier, bien sûr, d’aller faire une photo à l’animation GravityBox du stand SII !

17h30 : Après avoir enchainé les conférences toute la journée, il est l’heure de remballer nos petites affaires et de faire le chemin inverse, retour à Rennes.

Keynotes

Après avoir récupéré les badges et un demi pain au chocolat, rien de tel pour se mettre dans le bain que d’assister aux keynotes d’ouverture ! Habituellement, lors de ce type d’exercice, les sujets gravitent autour du développement mais adoptent un axe différent de celui qui fait notre quotidien (le tout saupoudré d’une bonne dose de joyeuse badinerie pour la présentation)… Et bien les 4 talks auxquels nous avons assistés le vendredi n’ont pas dérogé à la règle, en témoigne la présentation de Charles Sabourdin à la manière d’un crieur public, le tout en toge et en vers (s’il vous plait).

« The Software shall be used for Good, not Evil ». C’est par cet article de la licence JSON que Richard Fontana commence son discours. Pendant 20 minutes, il nous exposera son point de vue sur l’éthique et les responsabilités liées au développement. Son constat est simple : dans tous les domaines de l’industrie, des lois de réglementation strictes ont été promulguées suite à des incidents ou des abus  importants… Lorsque cela se produira en informatique, cela aura des impacts considérables, en particulier dans le monde Open Source. Sans dramatiser la chose, il est vrai que pour ma part, je réfléchirais à deux fois avant de contribuer à un projet si je savais que ma responsabilité pouvait être engagée… Or c’est ce qui fait le cœur même du logiciel libre : des communautés en autogestion, capables d’offrir des innovations révolutionnaires au prix de dizaines d’échecs cuisants. Donc, comme le conclue Richard, il serait sûrement bon que nous passions tous quelques minutes à se demander si nos développements sont en phase avec notre éthique, pour s’assurer d’avoir encore tout plein de Firefox, de Spring ou de Left-pad…

Après cette vision légèrement pessimiste, Sébastien Broca est venu nous parler d’une vision utopique du travail… Et quelle utopie ! « La fin du travail pourrait être un objectif »… Rien que ça ! Sébastien nous brosse tout d’abord quelques utopies célèbres, dont celle de Thomas More, où les Utopiens travaillent 6 heures par jour, et uniquement si nécessaire. Il s’attarde ensuite sur la réflexion de Pekka Himanen au sujet de « l’éthique hacker ». Celui-ci évoque le fait que notre rapport au travail est en train de changer radicalement, dans la mesure où le travail ne serait plus accompli par devoir moral ou par intérêt financier, mais par passion et intérêt personnel. Tout ça étant bien sûr assez loin de nos réalités, la conclusion de ce talk nous incite à nous impliquer d’avantage dans la vie publique afin d’essayer d’améliorer le  quotidien des codeurs, comme des non-codeurs.

Si l’on devait remettre un « award de la key note qui a fait le plus parler d’elle à la pause café », il reviendrait surement à Fabrice Epelboin ! Chaque année, cet enseignant de Sciences Po explique à ses étudiants ce que sont les développeurs… Et selon ses dires, « c’est pas simple » ! Comme pour toutes les conférences de Devoxx France, je vous encourage à aller la regarder sur la chaine YouTube dédiée (vous trouverez un lien en bas de l’article). En substance, Fabrice dresse un parallèle entre l’informatique et la politique en s’appuyant sur la citation de Lawrence Lessig « Code is Law ». Souhaitant démontrer que les évolutions technologiques des 20 dernières années ont bien plus affecté notre quotidien que la législation, il illustre les progrès apportés par le code dans le cadre des 3 concepts portés par notre chère devise française « Liberté, Égalité, Fraternité ». Je ne rentrerai pas ici dans le détail de son argumentaire, mais une idée est intéressante et rejoint en quelque sorte les 2 talks précédents : si l’informatique ne veut pas subir la même crise de confiance que la politique, elle aura besoin de sécurité et de transparence. Si le second point est couvert par la pratique open source, la sécurité des développements et des SI est quant à elle un sujet qu’il faudra certainement mettre encore davantage au cœur de nos problématiques dans les prochaines années.

Pour finir, et avant d’aller ingurgiter une dose de café bien méritée, Matti Schneider est venu nous parler des initiatives publiques autour du numérique. A ce propos, je vous conseille d’aller faire un tour sur beta.gouv.fr pour voir quelques exemples d’applications basées sur l’open data de l’état français. En effet, les données ouvertes disponibles par téléchargement ou via des API offrent des tonnes d’opportunités d’applications pour un développeur en quête de l’idée révolutionnaire qui fera de lui le roi du Play Store, le pape de l’Apple Store ou peut-être le Tywin Lannister de l’apt-get (en plus vivant).

La vidéo des Keynotes

 

Les conférences

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